Montereau Confluence

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Dernière Modification le : 30/08/04

Le 14 juillet 2002 Tous les normands de L'Oreille Bleue avait rendez-vous avec Johnny Winter au Festival de Montereau Confluence.

J'avais bloqué la date du 14 juillet sur mon agenda avec cette note "a n'annuler qu'en cas de guerre nucléaire". Il faut dire que l'affiche présentait une légende du Blues Rock, Johnny Winter. J'ai même prévu d'emmener toute ma petite famille.

Le dimanche 14 juillet, en début d'après midi, je charge tout mon petit monde dans la voiture et en route. Le temps n'est pas radieux mais s'il ne pleut pas tout ira bien. 300 km plus tard nous y sommes, bien sur j'ai rendez-vous sur place avec Christian qui accompagne le noyau dur de l'Oreille Bleue, Gringos, Jean Luc et Didier. Arrivé trop tard, je n'ai pas vu les cinq groupes qui ont ouvert le bal. Le reste de l'équipe est arrivé juste avant moi, ils ont tout loupé aussi. Désolé pour Ward Leonard, Jack Helmut Blues, Myassa, Hot Fella' Blues Band et Révérend Blues Gang, j'espère que nous aurons d'autres occasions de vous voir. Le temps de faire le tour des lieux, de repérer les points alimentation et abreuvoir et de découvrir la superbe scène en bordure du par c'est à Little Bob d'investir la scène.

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Notre rocker normand reste égal à lui-même, peut être un peu moins énergique et un peu marqué par le temps mais sa prestation est de qualité. Le guitariste a un jeu un peu lourd à mon goût mais Little Bob l'en a félicité et le public semble apprécier. Pour moi, même si l'inspiration Blues est claire, cela reste du Rock et je me lasse.

Petite assemblée générale de L'Oreille autour d'une bière pendant le changement de plateau. Le temps pour moi de penser que c'est dommage d'avoir mis autant d'éclairages sur une scène en plein jour et c'est Jean Jacques Milteau qui s'y colle.

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Je dois reconnaître que je ne suis pas un grand fan, mais alors là j'ai été bluffé. Le professionnalisme de l'ensemble est étonnant. La qualité de jeu l'est tout autant. Le clavier à tenu la ligne de basse à la main gauche tout le temps, même dans ses solos les plus débridés, bravo monsieur, je n'ai pas noté votre nom mais je finirai par retrouver.

Manu Galvin à la guitare est lui aussi impressionnant de maîtrise, j'aurai peut être aimé qu'il se laisse aller encore un peu plus. Milteau de son coté n'a pas été en reste et même si le répertoire est un peu passe partout ce fut un bon moment. Je rejetterais une oreille dans ses galettes, c'est promis.

Un petit encas pour alimenter mes enfants, une petite discussion avec des amis bluesmen normand qui viennent d'arriver en nous passons au plat de résistance, Popa Chubby.

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Pas de surprises musicales, un show dans l'éprit de ses dernières galettes, un Blues Rock pour guitare héros avec un peu trop d'étalages de guitares pour me plaire, j'ai pourtant été fan à ses débuts, je dois vieillir. Il nous a aussi présenté son coté caractériel avec une grosse colère et un débordement d'horaire rien que pour em… l'organisateur qui lui faisait signe d'arrêter, ça n'améliore pas mon avis sur la bête.

Lors du changement de plateau, l'ambiance des lieux a commencé à changer, les gens à se tasser devant la scène, à rechercher les meilleures places pour voir et entendre la légende. Tous les visages se tournent vers la scène et là, une chape de plomb est tombée sur Montereau, un vieillard tremblant avec une canne, soutenu pour un road vient s'asseoir sur la chaise à gauche de la scène.

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On lui donne sa guitare, on lui branche sa guitare, sa jambe droite et son bras droit sont agités par ce qui ressemble fort à du parkinson, l'albinos flamboyant n'est même plus l'ombre de lui-même. Son jeu de guitare l'a aussi quitté et ses tremblements augmentent le nombre de ratés. L'assistance est son le choc, après les applaudissements entre chaque titre le silence s'installe. Il a repris quelques titres du Live in NYC 97 mais la ressemblance s'arrête là. Nous sommes repartis avec le sentiment d'avoir fait une visite à un vieil ami malade, je ne suis pas déçu, je suis triste.

Pascal

Révérend Blues Gang
Dans la congrégation du révérend, les disciples ferraillent sec. C’est du local intraitable, du costaud "pour-bikers" à purger, pas pour les pécheurs du dimanche. J’ai, depuis de nombreuses années, été converti par de plus purs créateurs de blues, et comme on dit qu’il vaut mieux s’adresser au bon Dieu…Je ne suis pas adepte de ce genre de messe.
En résumé : A réserver aux inquisiteurs

Little Bob
J’ai vu "ti-bob" a maintes reprises, avec la même constante : toujours chaleureux, toujours honnête, toujours un bon moment. Parfois exceptionnel, lorsque sur ses terres havraises, il invite ses nombreux amis dont Southside Johnny. Un registre qui me touche moins que le Blues traditionnel, mais que je respecte profondément.
En résumé : A découvrir

Jean Jacques Milteau
Blues propret, presque trop "select". Spectacle rodé, qui démontre le savoir-faire et les potentialités techniques de nos couleurs, en ce jour de fête nationale.

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En résumé : A découvrir pour les néophytes

Popa Chubby
Blues vulgaire. Caricature de Guignol ou parodie de "Gore". Set qui ressemble à une de succession de round de catch ricain. En moins rigolo, en plus obscène.
En résumé : A proscrire

Johnny Winter
Déconvenue pour ceux qui espéraient découvrir l’albinos flamboyant. Un vieil homme chétif et épuisé, dévasté par de nombreux problème de santé, livre dans un dernier souffle de vie, son blues chancelant et précaire. Ephémère et fragile, comme un papillon aux ailes brisées, il ponctue ses titres hésitants de poignants : "God bless you…I love you ". Au terme d’une prestation médiocre, que faut-il en retenir ? Les quolibets des railleurs (Johnny, on t’a connu plus en forme…), les fâchés clamant : quelle escroquerie ! Les indignés de l’exploitation humaine…etc.

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A l’issue du spectacle bouleversant, seuls les authentiques Bluesmen respiraient profondément…Le Blues.
En résumé : " A ta santé…God bless you too, Johnny… "

Gringos

Photos: Didier Chaumier

 

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