Duke Robillard en concert

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Dernière modification le 28 juillet, 2005

Le 3 mai 2005 Bjorn Berge, Duke Robillard et Bryan Lee à Coutances dans le cadres du festival Jazz Sous les Pommiers

Autre lieu, autre atmosphère. Après le tumultueux week-end au Bay Car Blues Festival de Grande Synthe, quoi de mieux pour se remettre qu’un endroit comme Coutances avec les arbres fruitiers promis par l’intitulé du festival, charme bucolique des contrées verdoyantes du bocage Normand etc… Mais pas de chance car pour mon désir d’indolence printanière et de béatitude champêtre… Mes coui… Mes testi… enfin mes sphères sous pelviennes oserais-je plutôt dire, dans un soucie de propreté linguistique et de morale chrétienne. Bref ! Pour la verdure, faut repasser car la salle est des plus classique et loin de toute végétation. Allons ! Faisons avec, car le plus important est pour les oreilles.
Pour le programme, l’affaire semble entendue. L’évocation de Bjorn Berge, en 1 ère partie, me laisse plein de bons ressentiments au regard des critiques déjà émises. Il s’agit bien d’un extra terrestre que ce barge de Berge, qui irradie entièrement la scène. Epique et tonitruant, le nordique ouvre le bal comme une sarabande électro-acoustique, déconcertante et surréaliste.

Toujours à l’affût d’une nouveauté sonore dont les fondements blues laissent traîner, ça et là, des pointes de Funk, de Hip Hop et d’atmosphères sucrées salées comme ses reprises de « Give it the way » des Red Hot Chili Peppers ou de sa sauvageonne et surprenante version bottlenecké de « Ace of spades », des métaleux de Motörhead. Ses open-tuning et ses changements de sons (six cordes, douze cordes ou hydride basse/guitare électrique) dérangent sûrement l’esthétique culturelle du lieu, mais font néanmoins se lever les trois quarts de la salle à la fin du show. Son humour, sa voix grave, rauque et surpuissante viennent parachever l’idée que je me fait d’une prestation solo : Riche d’influences, de ressources, de surprises musicales. Quelle belle performance.

Après un court intermède aux buvettes logées à l’extérieure du théâtre des opérations, retour parmi le public afin d’accueillir The Duke Robillard Band. Comme la légende qu’il représente, le Duke est attendu par les amateurs du genre enclins aux émotions fortes.

Le début de la prestation penche pour l’alternance de boogie musclés et de blues médiums, plus inscrits dans le registre de la force tranquille que dans celui de la transcendance, mais qu’importe.

Tout semblait se dérouler paisiblement avant que des problèmes techniques d’ampli ( ?) ne viennent assombrir le tableau. Quelques invectives envers les techniciens, l’abandon de la partie guitare, quelques flottements ont rapidement fait pencher la balance du mauvais côté. Les spectateurs décident, par grappes entières, de quitter la soirée. Bryan Lee et son blues accrocheur, en guest du Duke Robillard Band, n’a pas suffit à endiguer l’hémorragie. Portant tout semblait relancé avec l’énergie de la guitare du vieux blues man au chapeau haut-de-forme à plumes. Il y a des soirs comme ça !

Un tapis n ’a que deux fonctions principales : s’essuyer les pieds dessus ou se prendre les pieds dedans. Que celui qui ne s’est jamais embrellé les crayons sur un carré de moquette me jette la première pierre. Pour ma part je reste sur ma faim, mais vais me remonter le moral en écoutant « Blue mood » le dernier Robillard

Mad man
Photos: Christian Rock

le 12 février 2002 au New Morning (Paris)

Moi qui ai l'habitude d'aller voir des concerts seul, pour une fois c'est un festival, Pascal "Gringos" Rigault et Didier Hernandez (mon frère) m'accompagnent à un concert et en plus, je dois retrouver quelques Greenwoodiens(1) sur place. Pascal me retrouve vers 18h, on passe prendre Didier et en route pour la capitale. Gringos a décidé de faire le DJ. Il a apporté quelques trucs à me faire écouter. Du coup, on a passé les trois quarts du trajet à écouter des intros de morceaux. Il démarre toujours en disant
"Il y a une intro terrible écoute, heu ! non pas celui là." Morceaux suivant
"A ouais ! ça aussi c'est top" 2 secondes puis morceaux suivant
"Celui là c'est Truc à la guitare" 2 seconde, même pas entendu la guitare démarrer morceaux suivant
"Là, la batterie fait un break mortel" 5 secondes
"là, heu ! non pas là" 5 secondes
"là, heu ! non plus" 5 secondes
"là heu ! tant pis c'est peut être sur l'autre album". Et il change de disque.
Après une heure de route, je lui ai attaché les mains pour qu'il nous laisse au moins un titre en entier. On a fini la route avec Roomful Of Blues, ouf!!!.
Je vous passe les détours des provinciaux à la capitale, je pourrais en faire un livre, pour vous amener directement dans la salle ou je mets les pieds pour la première fois. L'endroit est agréable, suffisamment grand mais quand même intime. Il y a du monde mais ce n'est pas enfumé. Un bel endroit.
Je cherche à reconnaître du regard des Greenwoodiens que je ne connais que par mail interposé (et une photo pour certain). Je finis par reconnaître Xavier, je me présente. Il me présente les autres, Ben, Tof et Jocelyn. René nous rejoindra plus tard. Un échange de disques (merci la corbeille(2)).et une discussion plus tard, des gens montent sur scène.

J'ai d'abord vu Carlos, venu nous faire une pub pour une boisson, monter sur la scène. Quand il a pris la guitare j'ai compris mon erreur. J'en ai eu honte jusqu'à ce que Gringos me face la même réflexion.

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Le premier morceau, Jazzy à souhait, nous présente par des solos successifs les 4 musiciens. A froid, ce n'est pas probant.

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Puis les titres s'enchaînent, l'ensemble gagne en cohésion pour arriver jusqu'à la pause. Le bilan général du premier set est pour moi simple, je ne suis pas convaincu. Seul les titre Swing prennent une dimension intéressante, surtout lors des solos de Doug James au sax. Duke Robillard tricote alors une dentelle rythmique assez incroyable. Les solos de guitare sont trop forts et couvrent le sax. Jesse Williams (basse) et Mark Teixeira (batterie) n'ont rien montré d'exceptionnel, j'attends de voir la suite.
Le second set démarre comme le premier, mais tout de suite on comprend qu'ils sont chauds. (ou alors la pause les a dopés). La qualité de jeu ira crescendo jusqu'au rappel ou même le bassiste se laissera aller.
Le temps de saluer Remis Parisse des Bloosers, de prendre congé des collègues de Greenwood et nous repartons.
Pour le trajet, j'ai confisqué les disques à Gringos et je ne lui ai laissé qu'un Willian Clarke que l'on a pu écouter en entier sauf Didier, a l'arrière, qui a été assailli par une vague d'énergie molle.
Globalement, Duke Robillard a joué un peu trop fort, Mark Teixeira ne m'a pas vraiment convaincu et Doug James est éblouissant. Le second set m'a fait oublier le premier et je ne regrette pas cette soirée. Gringos et Didier sont à peu prêt du même avis a quelques détails prêt.

(1) Petite communauté de fous de Blues regroupés autour du Webzine La Gazette de Greenwood
(2) Bourse d'échange de disques mise en place par La Gazette de Greenwood

Pascal Lob

Photos: Jocelyn Richez

 

 

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