JB Boogie en concert

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Dernière modification le 09 févr. 2005

le 8 janvier 2005  Renaud Patigny et JB Boogie en concert à la scène Jean Roger Caussimon de Tremblay-en-France (93)

Voilà quelques temps que nous n’avions franchi la porte de cette splendide salle de la banlieue Est de Paris, où le Blues prend une place importante et indéniable au cœur de sa programmation annuelle. Cela nous avait permis par le passé de succomber aux Allemands de BB and the Blue Shacks, cette fois-ci, Michel Rèmond, toujours prêt à déceler des artistes talentueux, nous a concocté une soirée où le Boogie Woogie allait s’exprimer sous toutes ces facettes. D’abord avec le Belge, Renaud Patigny, puis avec l’Aquitain Julien Brunetaud et ses musiciens, au sein du JB Boogie.

Renaud Patigny est loin d’être un inconnu, découvert et apprécié, en Belgique en 2002 au Spring Blues Festival d’Ecaussinnes en duo avec l’Américain Carl «Sonny» Leyland et au Cahors Blues Festival en 2003 en pigiste de luxe de la formation Mississippi Heat, chère à son compatriote, Pierre Lacocque. Il avait démontré à l’époque toutes ses qualités de pianiste virevoltant et instinctif, prêt à craquer l’étincelle et à foutre le feu… En solo, le constat est le même, distillant de savoureuses improvisations, instrumentales pour la plupart, qui se transforment parfois en standards reconnus, il impose, par son jeu de mains aux déliés fulgurants, des enchaînements de notes bienvenues et salvatrices. Derrière son piano, il ne tient pas en place sur son fauteuil, assis, debout, plié en deux et même sur les genoux, son adresse déconcertante ne faillit jamais et son large sourire tourné vers la salle rayonne. Les présentations humoristiques de chacun de ses titres ne manque pas non plus de piquant, le public en raffole et en redemande… Comme en témoigne, cette standing ovation bien méritée à la fin de son set.

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Les musiciens du groupe JB boogie venaient prendre place mais avant d’entamer leur set, René Malines et Jocelyn Richez leur ont remis en public pas moins de trois récompenses décernées par le site Internet Bottlenet.org : le bottlenet Elmore James (meilleur artiste soliste) à Julien Brunnetaud, le Bottlenet Willie Dixon (meilleur artiste accompagnateur) à Anthony Stelmaszach et enfin le bottlenet Mamie Smith (meilleure démo) pour le groupe.

Que dire de plus de leur concert qui n’ait déjà été dit sur l’Oreille bleue : JB Boogie a encore prouvé qu’il était plus qu’à la hauteur des récompense attribuées. Richesse du jeu, dextérité, chaleur, entrain,…il n’y a pas assez de qualificatifs pour décrire les qualités pianistiques de Julien Brunetaud

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Sa voix fait merveille, il n’a pas besoin de coller les lèvres au micro car elle porte haut. Anthony Stelmaszach à la guitare était très inspiré, son jeu était intense, avec un swing et un son jazzy remarquable. Le tout était soutenu par une base rythmique solide et toute en finesse grâce aux talents de Thibaut Chopin à la contrebasse (qui nous a démontré un talent certain à l’harmonica) et de Fabrice Bessouat à la batterie. Julien a fait encore merveille en soliste. Le répertoire était composé entre autres de titres de Willie Dixon, Amos Milburn, Otis Spam, Duke Ellington et bien sûr de compositions personnelles. 

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Et quel ambiance lorsque Renaud Patigny à rejoint Julien au piano pour nous offrir un festival musical à quatre main qui se croisaient, se décroisaient. Deux rappels et le standing ovation furent la preuve que le public fut conquis et enthousiasmé par le talent de nos jeunes et talentueux artistes.

Bravo aux techniciens qui ont préparé la scène, à l’éclairagiste et une oreille bleue d’or au technicien son pour la qualité remarquable de la restitution sonore. Enfin un grand merci à Michel Rèmond pour le haut niveau de sa programmation et pour sa grande gentillesse.

Lucky Jean Luc et Frère Toc

Photos: Christian Rock

Le 11 janvier 2004  l'Art Puce café (Cliancourt) recevait JB Boogie

Il y quelques mois, Lucky Jean Luc rentrant d'un voyage d'étude sur la qualité des soirées houblonnées de Bordeaux, m'offrait une démo accompagnée de ces mots: "tu vas voir, tu ne vas pas en revenir".

Je dois avouer que presque un an après, je n'en suis toujours pas revenu. Cette démo est une merveille mais elle m'a surtout donné une envie folle de les voir sur scène. Quand j'ai appris que JB Boogie jouaient à L'Art puce Café, je n'ai pas hésité. Quelques kilomètres en voiture, une tajine de mouton et une ballade au puces puis nous entrons dans ce fameux haut lieu du Blues Parisien. Une première pour moi. Je dois avouer avoir été étonné par la taille des lieux, nos café concerts dans notre province ne sont pas aussi petit, mais ici le patron compense par la qualité de son l'accueil. Le temps de secouer les mains de quelques connaissances, d'être présenté aux musiciens et la petite bande monte sur scène. Je dois être franc, j'attendais beaucoup de ce concert et je n'ai pas été déçu. Fabrice Bessouat aux baguettes ou aux balais fait tourner un "shuffle" extraordinaire sans même donner l'impression de faire le moindre effort. Une bonne partie du Swing de l'ensemble viens des fûts, j'en suis convaincu. Nicolas Dubouchet, leur contrebassiste habituel, n'ayant pas pu faire le déplacement, c'est Thibaut Chopin qui assure l'intérim et de bien belle manière. J'avoue avoir guetté les erreur de mise en place et autres ratés liés au manque de connaissance du répertoire. Je dois reconnaître qu'en dehors de quelques signes des autres membres pour s'assurer qu'il suivait, je n'ai rien remarqué de notable. N'importe qui pouvait aisément croire que c'est le "tripoteur de grand mères" attitré du groupe.

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A la guitare, Anthony Stelmaszack a de l'énergie à revendre et même si ses phrases ne sont pas toujours très propres ou que quelques solis passent un peu à l'arraché, il compense ces quelques imprécisions par de l'inventivité ce qui en fait l'un des guitaristes Français que je trouve les plus agréables à écouter.

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Son délié des notes, quelle que soit la vélocité,  son placement rythmique dégoulinant de shuffle, sa voix chaude, tout est bon. Mais au delà de ces individualités, JB Boogie est avant tout un groupe ou chaque intervenant prend sa place et respecte celle des autres, une machine a Boogie Swing infernal. Le bœuf avec Amar Sundy nous a montré que même avec plein de technique, il n'est jamais facile de trouver sa place avec un groupe déjà chaud. 

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Et pour boucler le concert, un pochetron est venu faire le bœuf. Imaginer le pilier de bar avec couperose et démarche titubante monter sur scène et prendre le micro. Et bien il ne faut pas se fier aux apparences et après quelques secondes d'inquiétude, il faut bien reconnaître qu'il nous à scotcher ce Papy Blues. Après le concert nous avons un peu discuté avec les musiciens et en plus d'être bourrés de talent ils sont adorables. Nous entendrons encore parler d'eux, c'est une certitude.

Pascal Lob

 

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