Bloosers en concert

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Dernière Modification le : 22/07/04

Le 15 novembre 2003 Les Bloosers organisaient la Blues'n'Roll Party à Cergy en compagnie des Hot Chickens et de Bluesy Train.

C'est avec infiniment de plaisir, que je fais ma première apparition au sein de la petite famille de "l'Oreille Bleue", et  apporte ma modeste contribution afin de relater quelques manifestations "bluesistiques" auxquelles je participe. C'est le cas aujourd'hui, avec la soirée Blues'n'Roll Party, organisée par les Bloosers et l'association Gazoline en partenariat avec le festival de Blues sur Seine.

Ma décision fut prise dès la connaissance de l'organisation de cette manifestation, car j'étais resté sur une très bonne impression des Bloosers, lors de leur passage en Normandie: Rémy et ses compagnons avaient été à la hauteur de leur réputation !  Aller les revoir dans leur fief, était une évidence, d'autant que l'affiche proposée était alléchante et de qualité !  Flanquer de mes 2 fidèles compagnons de route, Vincent et mon beau-frère Régis, nous arrivons à la salle des quartiers des Linandes, où après un bref jeu de pistes dans le dédale de couloirs, nous touchons au but ! Nous sommes cordialement accueillis par Guillaume Kissel, qui a décidé de prendre en charge, l'organisation de cette soirée. Rémi, nous rejoint à son tour et après l'échanges d'amabilités d'usage, il nous est offert une petite "mousse" de bienvenue ! Chacun repart dans son coin : il faut bien régler les derniers préparatifs ! Nous apercevons notre copain Philippe Renault, déjà affairé avec l'aide de son épouse Josée, à la mise en place de son exposition "les pochettes qui chantent le blues", nous leur apportons notre aide ! 

Nous croisons les musiciens qui arrive pour prendre possession de la salle où les attend déjà Michel Berault, le responsable de la sono. D'abord les Hot Chickens, puis Bluesy Train et l'ami Gérard Tartarini, qui nous fais profiter de sa "gouaille" et de sa bonne humeur, visiblement encore tout émoustiller d'avoir glaner, une récompense au tremplin de Blues sur Seine. Le public arrive peu à peu, prenant le temps d'admirer l'exposition et profiter des quelques démonstrations faites autour de ces célèbres guitares "bidons" : D'ailleurs, Didier Bourlon, guitariste des Hot Chickens, fortement intéressé par la "flying V" fabrication maison, en extirpe des sonorités qui en disent déjà long sur ces influences musicales ! Guillaume rameute les troupes car il est grand temps de reprendre des forces "vives", en nous conviant devant un copieux buffet campagnard. René Malines, accompagné de Patrick Demathieu viennent nous rejoindre. René est visiblement très fier de sa tenue toute "ça-pythonnée", il est recouvert d'écailles de la tête aux pieds ! 

Après ces instants de convivialité, c'est donc à Bluesy Train d'avoir l'honneur d'ouvrir les hostilités. 

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Tout de suite le décor, ou plutôt les différents décors sont plantés, jalonnant la prestation de Gérard et de ses acolytes. Tour à tour, on peut s'imaginer dans un "juke point" enfumé à picoler une "bud" ou sur le quai d'une gare à attendre sa bien-aimée ( je préfère cette situation à l'inverse !) c'est l'effet minimaliste des instruments traditionnels et acoustiques qui nous transportent littéralement. 

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Les percussions de Charles Prévost et l'harmonica de Thomas Laurent ondulent et se fondent joyeusement ou mélancoliquement, autour de la guitare ou du banjo de Gérard, nous laissant nous enivrer d'un parfum d'authenticité ! De plus le choix des textes en Français, pour une fois, s'intègre à merveille dans le contexte du "12 mesures". C'est tout simplement magique !

L'intermède, c'est la fanfare Djamorkestar qui s'en charge, les joyeux lurons, arpentant la salle et les couloirs, en créant le petit plus festif, l'ambiance "Kermesse". Jean-Pierre "TiTi", le speaker en chef, à la très bonne idée à cet instant, de convier pour quelques instants, l'ami Philippe Renault, a nous présenter ses réalisations qui font tant la curiosité du public lors de ses expositions. 

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Celui-ci visiblement surpris et ému, nous gratifie toutefois, d'un splendide Amerzing the grace, chant traditionnel Ecossais, démontrant comme seul il est capable de le faire, les qualités acoustiques de ses "bidons".

Maintenant, attacher vos ceintures car cela démarre sur les chapeaux de roues, façon "hot rod flammée" roulant à "donf" sur la "highway 61". Les Hot Chickens passent à l'attaque ! Ambiance 50's, juke box fluos, teddy "bad boy". Thierry Cellier martèle sa caisse claire à une cadence de sprinter,  laissant à ses 2 compères, le soin d'assurer le spectacle. Leur "show" visuel est vraiment à la hauteur de leurs qualités musicales. Didier Bourlon, nous arrache de sa télécaster, des riffs bien cinglants, bien dans l'esprit "rock'n'rollien" à l'unisson  avec Hervé Loison, contrebassiste-chanteur,  qui fait rugir son instrument de "slaps" incendiaires. Il n'hésite pas non plus à  lui faire effectuer quelques mouvements dignes des "Chevaliers du Ciel",  Impressionnant ! Le public ne s'y trompe pas, et les couples se forment, rivalisant de prouesses techniques comme au bon vieux temps de  "happy days" et de  nous gratifier de quelques mouvements de danse classieux ! Ils ont la pêche ces petits gars !  that's rock'n'roll !

Un petit coup de "fanfare" et un petit coup à boire, et arrive le moment tant attendu par la  majorité de spectateurs : l'entrée dans l'arène des Bloosers. Le public encore chaud comme une bouillotte, exulte à l'arrivée des "stars" locales. Pas de round d'observation, nous sommes expédiés sur la planète jump & swing en 2 temps 3 mouvements ! La section rythmique avec Guillaume Kissel derrière les fûts, Pascal Lefevre à la basse et Bala Pradal au clavier, alimentent de leur "groove" bien rodé, les trois autres compères : Marc Sheller, l'harmoniciste sur vitaminé, souvent mis à contribution (on se demande quand il peut bien reprendre son souffle ), 

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Rodolphe Dumont, l'élégant guitariste, surfant adroitement entre jeu "rythmique" et "lead", tantôt subtile, parfois sauvage, évitant le superflu. Un régal ! 

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Et enfin, l'âme du groupe, l'emblématique Rémi Parisse au chant, qui confirme que sa voix se bonifie comme le bon vin, et qui ne ménage pas sa personne en parcourant en long et en large la scène. Il est en osmose avec le public qui le lui rend bien en reprenant avec lui, tous les morceaux de leur répertoire. Nos amis maîtrisent  parfaitement la situation et prouvent à cette occasion qu'ils sont au sommet de leur art ! 

Dommage cependant (raisons techniques), que tout ceci ne se finisse par le traditionnel rassemblement général, car j'aurai bien voulu voir ce qu'aurait donné le mariage des styles... Mais ne faisons pas la "fine gueule"car le "boeuf" eu lieu comme à l'accoutumée, sur le stand des guitares bidons de Philippe, jusqu'à très tard dans la nuit !

Le rideau tombe sur cette soirée, mais quelle soirée. la variété des styles aura permis à tout le monde d'y trouver son compte et à voir les sourires déployés malgré la fatigue, le sentiment de satisfaction était évident pour tous. Cette soirée aura marquée les mémoires tant par la qualité, la convivialité et l'ambiance ! Si d'aventures, vous avez l'intention de nous "remettre le couvert" pour une nouvelle édition en 2004,  sachez que j'y serai , sans hésitations et avec infiniment de plaisir !

Laurent Hovray

Photos: Patrick Demathieu

Les 17 et 18 janvier 2003 au Brooklyn Café à Rouen nous avons commencé l'année avec les Bloosers

Quitte à peindre l'année en bleu, j'ai commencé avec un beau bleu swing du meilleur effet avec les Bloosers au Brooklyn Café. J'en ais même profité pour m'en mettre directement deux couches dans la foulé les 17 et 18 janvier. J'avais déjà vu l'équipe dans divers festivals et toujours avec l'envie d'en voir plus. J'ai été servi, 3 sets par soir plus les bœufs, de quoi rassasier les plus affamés. Enfin, j'ai eu le temps d'écouter chacun des intervenants tranquillement et surtout d'apprécier leurs qualités individuelles.

Guillaume Kissel, baguettes ou ballais, lent ou rapide, Chicago ou West Coast, ses rythmes ont toujours un swing étonnant. Même quand il compte 3, 4 pour démarrer, ça swingue déjà. Je suis sur que même à l'envers il arriverai encore à swinguer.

Pascal Lefevre à la quatre cordes m'a ravis tout au long des deux soirées. Son jeu paraît simple et clair mais je ne m'y suis pas trompé, la finesse est le maître mot. En plus, il a un son avec sa basse demi-caisse qui m'a fait penser à une contrebasse sans les cordes qui claquent, un véritable velours.

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Rodolphe Dumont à la guitare sait rester sobre et ne s'étale pas dans des solos interminables. Il semble même chercher à mettre en valeur le morceau plutôt que de l'utiliser pour se mettre en valeur. Il contribue ainsi à renforcer la grande cohésion du groupe qui a frappé de nombreux spectateurs.

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Bala Pradal assis dans le coin derrière son clavier était peut être le plus discret de tous, pourtant j'ai beaucoup apprécié ses interventions. Je reprendrais simplement une réflexion qui m'a été faite à plusieurs reprises: "il fait un sacré boulot ! ".

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Marc Schaeller, le souffleur de service, est probablement celui qui s'est fait le plus remarquer. Ses solos d'harmonica nous ont tous étonnés. Je ne suis pas suffisamment connaisseur pour mesurer l'originalité de ce qu'il fait, mais ses interventions ne m'ont pas paru cousues de fil blanc. Ses cœurs m'ont aussi étonné, surtout que lors des balances sa voix ne m'avait pas vraiment accroché, mais elle est parfaitement accordée à celle de Rémi.

Devant son micro, Remi Parisse tient parfaitement sa place. Son chant est tour à tour profond, suave ou puissant, et son charisme a su convaincre les plus timides. Et même s'il s'est plaint de s'être cassé la voix le vendredi et d'avoir eu beaucoup de mal le samedi, j'en connais beaucoup qui aimeraient bien chanter aussi bien que Rémi quand il a du mal.

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Vous ajoutez à tout cela qu'ils sont vraiment très sympathiques, et vous l'avez compris, nous avons eu droit à deux soirées d'exception. Le public ne s'y est pas trompé et en redemandait encore à trois heures et demi du matin. Rémi suppliait qu'un chanteur vienne l'aider, mais il a quand même assuré jusqu'au bout. Merci messieurs, vous êtes des grands.

Pascal Lob

Photos: Lucky Jean Luc

 

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